Les multiples dimensions de l'abus
sexuel, du viol, et de l'inceste

Illustration de Patsy
Website FromLifeDrawings.com
Cet article a été écrit après que May nous ait expliqué qu'elle avait ressenti du plaisir lors d'une agression sexuelle, vécue lorsqu'elle avait 7 ans. Il traite des abus sexuels en donnant la préférence à une approche « sexuelle » du sujet. Le sexe, de par sa nature, devrait être considéré comme une chose positive. En conséquence de cette approche particulière, cet article pourra sembler légalement et socialement en contradiction avec la façon dont nous percevons usuellement les abus sexuels. La présente approche laissse souvent l'individu de côté. Nous n'avons pas l'intention, à travers cet article, d'encourager ni de fermer les yeux sur les abus sexuels, ou sur les déviations sexuelles, de quelque sorte que ce soit. Les abus sexuels sont illégaux pour de justes et bonnes raisons.
Les enfants aussi ont une sexualité
Ce n'est évidemment pas la première fois que j'ai entendu parler d'une femme ressentant du plaisir, et quelquefois jusqu'à l'orgasme, au cours d'un viol, d'un abus sexuel, ou d'un activitée sexuelle déviée. En dépit de ce que nous avons pu avoir été conduits à croire, les expériences de ces femmes, et leurs réactions, sont « normales ».
Comme cela est indiqué autre part sur ce site, les organes sexuels d'une préadolescente, et cela implique aussi son cerveau, sont tout à fait en état de fonctionner à la naissance, et même avant. Ce que la société nous dit en général, c'est que la sexualité féminine n'existe pas avant la puberté, que l'on permette ou non à la jeune fille d'envisager sa sexualité, et pas seulement l'aspect maternel qui y est lié. La puberté est plus affaire de maturité des organes reproducteurs que de sexualité en général. Cela en surpendra peut-être plus d'un de savoir que le maquillage psychologique et les réactions d'une prépubère ont un lien vers sa sexualité. Quoiqu'il en soit, les préadolescentes ont une sexualité plus ouverte que les femmes adultes, puisqu'elles n'ont pas été conditionnées par la société, et puisqu'elles n'ont pas acquis de comportement « appropriés » sur ce sujet. Malheureusement, cela fait d'elles les cibles faciles des prédateurs sexuels. Ce dernier point ne doit pas laisser croire que toutes les expériences sexuelles de préadolescentes ou d'adolescentes font des victimes. Certaines de ces jeunes filles ont réellement des activités sexuelles appropriées et bénéfiques avec leurs pairs.
La société contre la nature
Notre société dit que les preadolescentes ne sont pas le moins du monde concernées par la sexualité, elles sont strictement un produit de leur environnemment. Elles sont nées "vierges" dans le sens virginal. Une jeune fille normale et innocente est réputée insensible à tout ce qui touche à la sexualité dans la nature. Notre monde nous dit que la sexualité féminine ne peut venir de l'intérieur, que cela ne peut être une part inné en elle. La sexualité doit lui être imposée, parce qu'elle ne l'aurait pas acceptée autrement. Si une femme a un rapport quelconque avec la sexualité, c'est que quelqu'un ou un événement l'a sexualisée, en volant son "innoncence". Si une femme sait à quoi sert son clitoris, ou a connaissance de tout ce qui est de nature sexuelle, elle doit avoir été ébusée sexuellement, avoir mis des vêtements moulants, ou avoir mangé des aliments aphrodisiaques.
Elle doit avoir subi quelque chose de physique. C'est à dire qu'on a du lui faire du mal en la mettant en danger, ou en ne la protègeant pas de tout cela. Comme le savent toutes les femmes qui ont découvert la masturbation, ou qui ont entamé des expériences d'explorations sexuelles avec leur pairs, ou qui ont secrètement, dans leur jeune âge, vu leur parents faire l'amour, cela n'est absolument pas vrai. Nos enfants sont des êtres tout à fait sexués.Le plaisir sexuel physique
Si une femme adulte sera encline à trouver certaines formes de stimulation sexuelles agréable, il est possible que cela soit le cas pour une adolescente ou une préadolescente, si cette stimulation est appropriée à son niveau de développement sexuel et physique. La chronologie de l'âge n'a pas d'impact sur ce point. Nous savons qu'une femme adulte est sensée apprécier une douce stimulation génitale de type oral ou manuel. Il n'est pas admis par la société que les préadolescentes aient un tant soit peu la capacité d'aprécier les mêmes formes de stimulation. Les nerfs qui donnent une sensibilté à la stimulation sexuelle et leur liens au cerveau existent à la naissance, et sont tout à fait fonctionnels. Il en résulte qu'une jeune fille peut experimenter le plaisir et l'orgasme. Il n'est pas necessaire pour elle de savoir que le plaisir peut survenir suite à ces stimuli, ni de le désirer, pour que ce plaisir vienne. Il peut juste survenir, parce qu'il est supposé survenir, automatiquement. Elle est autant capable d'être sexuellement sensible que de rire ou de pleurer.
Il faut souligner que les préadolescentes n'ont pas d'organes reproducteurs internes, du moins pas dans la forme adulte que nous connaissons. Avant la puberté, l'uterus, le cervix et le vagin sont en fait un seul organe qui n'est pas conçu pour recevoir une pénétration de quelque sorte que ce soit. Ainsi, la pénétration est souvent très douloureuse et engendre des lésions chez les très jeunes filles. Ces lésions peuvent être irrversibles, et entrainer la perte de la fertilité plus tard dans la vie. Parce qu'il est acquis dans la société qu'il faut une pénétration, et parce que tant d'adolecents et d'hommes ne savent pas stimuler sexuellement correctement une femme adulte, les très jeunes filles courent le grand risque de vivre un abus sexuel, qui plus est douloureux et entrainant des lésions.
En commettant l'erreur de croire que les présdolescentes ont un vagin, alors qu'en fait, elles n'ont qu'une vulve, on peut les exposer à un risque accru d'abus sexuel. De plus, il devrait être évident pour tous qu'un objet plus grand que l'avant bras d'une jeune fille ne doit pas être introduit dans sa bouche, dans son vagin ou dans son anus, alors qu'il semble que ce fait ne soit pas acquis, et n'empêche pas des comportements contraires à cette logique !Réaction Instinctive
Le fonctionnement de notre corps est plus souvent conditionné par la physiologie que par la psychologie, de par la nécessité qu'il y a à survivre. De ce fait, nous ne contrôlons pas tout, ou en tout cas pas comme nous le voudrions, en terme de réactions à des situations données. Sous les effets du stress ou de la peur, nous pouvons être conduits à revenir à une réaction instinctive ou conditionnée. Les hormones produites par notre corps influencent grandement nos pensées et nos réactions physiques à de telles situations. Notre perception sensorielle accrue peut accentuer nos sensations physiques. Cela ne veut pas simplement dire que le corps féminin peut avoir des façons de réagir inattendues ou incompréhensibles pour la jeune fille, cela veut dire aussi que son esprit peut avoir réagi d'une façon inappropriée, lorsqu'on y repense plus tard, avec le recul. Il est important que nous prenions en compte le contexte dans lequel les événements ont eu lieu.
Notre instinct de survie peut nous forcer à nous adapter, et à réagir de telle sorte qu'en premier lieu, nous puissions trouver cela irrationnel ou déplacé. C'est probablement plus vrai pour une jeune fille que pour une adulte, puisqu'elle en "connait" moins et agit plus instinctivement. De par le fait qu'une jeune fille doit se fier aux autres pour remplir tous ses besoins physiques et emotionnels, ses besoins primaires peuvent la conduire à se soumettre volontairement à des activités sexuelles qui peuvent se répéter. Celles-ci n'ont pas besoin d'apporter du plaisir pour combler indirectement des besoins emotionnels. Le simple besoin d'amour et d'acceptation d'une jeune fille la rend extrèmement vulnérable. La réponse à la question de savoir si une jeune fille qui a eu ces expériences a "bien" agi se trouve dans sa capacité à poser la question. Si elle en est capable, elle a agi comme il fallait, elle a survécu.
Plaisir physique et souffrance emotionnelle
J'ai lu le témoignage d'une femme relatant l'attente qu'elle avait, lorsqu'elle était très jeune, d'être baignée par son père parce qu'il stimulait ensuite sa vulve oralement, et parce qu'elle en tirait du plaisir. A ce moment là, elle ne comprenait pas pourquoi il la traitait si mal après cela, en réalité, il devait inconsciemment la blâmer de ses propres actes à lui. Elle se retrouvait à se demander ce qu'elle avait fait de mal, et s'en voulait. À cause de cela, elle a fait de son mieux pour satisfaire encore plus son père. Une autre femme a raconté comment, en tant qu'adolescente, elle avait été emotionnellement, physiquement et sexuellement abusée par son frêre, pourtant, elle s'est surprise à rechercher de telles relations avec lui, car c'etaient les seuls moments où il était gentil avec elle. Elle s'est rendu compte qu'elle appréciait ces activités sexuelles avec lui. Même si, j'en suis sûr, elle était très embarrassée de ses propres actes et réactions, elle n'a pas agit d'une façon inappropriée. Ces deux femmes avaient experimenté un abus sexuel et/ou émotionnel de pair avec le plaisir sexuel. Cet abus a été multidimensionnel.
Mêmes si d'autres personnes qui ont vécu ce type de situation n'ont pas trouvé en cela un quelconque plaisir, ces deux femmes, et d'autres comme elles, n'ont pas eu de réaction inappropriées. La façon dont une très jeune fille, une adolescente ou une adulte réagit, vit cela, et se protège pendant et apres ces incidents est très individuelle. Il n'est pas nécéssairement plus bénéfique de résister que de consentir. Il n'y a pas de réaction type. De ce fait, il vous est impossible de dire ce qu'elles ressentent ou ont ressenti, même si vous avez vous-même vécu ce genre de situation. Vous n'êtes, de toute évidence, pas dans la position de les juger. Une femme qui a vraiment eu du plaisir sexuellement, ou qui a été consentante, pourra taire ses expériences, de crainte d'être prise en faute. C'est malheureux, et cela vient du fait que la société la vicitimise aussi bien que le véritable auteur des faits.
Pas seulement sexuel.
Il semble probable que des formes d'abus physique et/ou émotionnels soit presque toujours liés à un abus sexuel. Cela tient au fait que le contact sexuel entre anfants et adultes est considéré comme extrèmement déplacé, et par conséquent totalement illégal, par la société, au moins par la société occidentale. Nous ne prenons pas non plus connaissance de la sexualité des enfants. Les enfants apprennent très tôt que leur appareil génital doit rester caché, ne doit pas être exploré ni par soi ni par les autres. On apprend aux enfants la modestie, mais rien sur l'instinct. Cela veut dire que pour qu'un adulte ou qu'un autre enfant ait des relations sexuelles ou une exploration sexuelle avec un enfant, il faut souvent faire appel à des arguments forts liés à l'émotionnel ou au physique pour renforcer ou maintenir la coopération de l'enfant. Si la force n'est pas nécessaire pour obtenir la coopération de l'enfant, ce qui est parfois le cas, des menaces ou de véritables violences physiques sont souvent utilisées pour empêcher l'enfant de parler de ce qui s'est passé. Quelquefois, l'adulte rejette la faute sur l'enfant et le punit pour ses propres méfaits : cela s'apelle la projection. Le résultat en est que ce qui se passe n'est que très rarement "seulement du sexe", ou des abus sexuel. Même si l'activité sexuelle a procuré du plaisir et n'a pas été un abus avec violence, au final, il y a eu abus, et un abus multidimensionnel.
Consentante
Plus haut dans cette page, j'ai utilisé le mot "consentante". Nous sommes convenus de dire usuellement que donner son consentement, c'est donner la permission d'agir librement. Une préadolescente ou une adolescente peut "consentir" a des abus sexuels ou a des actes sexuels inappropriés. Elle peut s'engager volontairement dans des activités sexuelles, même en sachant que ce n'est pas approprié. Cela n'est pas obligatoirement agréable, et ne procure pas nécessairement du plaisir. Cela peut être terrifiant et douloureux. Avec le recul, une femme peut, en définitive, s'en vouloir pour partie ou pour l'ensemble de ce qui a pu se passer. La société répond tout simplement à ce dilemme en disant qu'il est impossible qu'elle ait donné son consentement, parce qu'elle était une enfant, et pas encore une adulte. Je crois que beaucoup de femmes ont vraiment du mal à accepter ce point de vue, parce que leur façon de penser en tant qu'enfant n'était pas différente de leur façon de penser en tant qu'adulte. Elle savaient ce qui était bien ou mal. C'est aussi le signe d'une attitude condescendante envers nos enfants.
Cela veut dire que la définition de "consentante" donnée précedemment ne s'applique pas dans tous les cas, ou n'est pas toujours adaptée. Je pense qu'il serait plus judicieux de dire "consentir veut dire prendre une décision d'accord sur ce qui pourrait nous bénéficier". Si vous consentez, vous prenez votre décision sur ce qui vous parait le mieux pour vous, ou pour quelqu'un qui compte pour vous, selon les circonstances. Si une personne vous menaçe de violence physique, ou si elle vous terrifie, vous pouvez très bien entamer des activités sexuelles avec elle. Vous n'aviez pas à le faire, vous auriez pu choisir de résister, et certains le font, mais pas tout le monde. Un choix devra être fait, non un acte tout à fait délibéré de votre part. Vous pouvez choisir d'entamer des activités sexuelles pour éviter un abus physique ou émotionnel. Une jeune fille ou une adolescente pourra monnayer cela avec de l'argent ou des cadeaux, à cause du bénéfice apporté, ou à cause de l'idée qu'on puisse les lui donner, ou lui permettre de les obtenir. La présente définition s'applique aux émotions intangibles. Une jeune fille peut donner ses faveurs en échange de l'impression d'être aimée et acceptée, parce qu'elle y voit un bénéfice. Elle peut prendre sa décision , consciemment ou non, selon l'idée qu'aussi longtemps qu'elle sera aimée de celui qui abuse d'elle, elle fera tout ce qu'elle pourra pour maintenir cet amour. Je ne sais pas si mon argument convaincra, mais j'essaie ici de mettre en lumière le fait qu' une jeune fille, même si elle entame des activités sexuelles volontairement, même si elle consent, elle n'est pas à blâmer, elle ne commet pas une faute.
Confiance
La façon dont une très jeune fille ou une adolsecente vit et réagit à un viol, à un abus sexuel, à l'inceste, ou aux activités sexuelles déviées dépend souvent de ses liens avec la personne qui engendre ces actes. Plus elle est enconfiance avec cette personne, plus elle pourra se laisser faire, et plus elle sera ouvertes aux sensations physiques qu'elle pourra experimenter, même si elle sait que faire cela, c'est mal, ou illégal. La cause en est qu'elle veut croire que cette personne qu'elle aime tellement, et dont elle veut être aimée ou appréciée en retour, ne pourra jamais lui faire du mal. Elle n'agit pas d'une façon inappropriée, parce que la personne en qui elle croit est sensée agir dans son intérêt, sans penser à elle-même. C'est pourquoi notre système légal a adapté les lois pour punir spécifiquement ceux qui trahissent cette confiance.
L'instinct contre la connaissance
La réaction d'une jeune fille aux abus sexuel peut être conditonnée par son niveau d'éducation et de connaissances. Une très jeune fille ne saura peut-être pas voir le mal, et ne pourra peut-être pas considérer cela comme tel avant d'avoir beaucoup grandi. Beaucoup de jeunes filles pensent que toutes leurs copines vivent les mêmes choses. La révélation de ce que l'acte a pu être mauvais, peut se révéler soudainement ou lentement, sur une longue période, du fait que la préhension qu'à une jeune fille de l'abus sexuel peut varier sociétalement, ou parce qu'elle ne veut pas se sentir en faute. Elle peut refuser d'accepter que la personne qu'elle aime tant puisse lui faire cela. Une femme ne devrait pas penser qu'elle aurait du "instinctivement savoir" que cet acte était mauvais et que donc, elle aurait du résister, ou l'empêcher. puisque nous sommes supposés naitre assexués certains disent que nous devrions savoir que le sexe est mauvais, mais pourtant, nous ne sommes pas sensés savoir ce qu'est le sexe ; il y a donc une contradiction dans ce raisonnement.
Le désir que nous avons de faire plaisir à nos parents et à ceux qui s'occupent de nous est une nécessité en terme de survie. Une jeune fille qui souffre lorsqu'elle est abusée sexuellement se demande, souvent, ce qu'elle a fait de mal et pourquoi elle est punie, au lieu de voir un abus en tant que tel. Si elle avait été gentille, on ne lui ferait pas de mal. En conséquence, elle esaie d'être une enfant plus sage, et cela peut passer par l'idée d'être un meilleur partenaire sexuel. Cette réaction commune est probablement issue de la foi aveugle que nous plaçons dans ceux qui nous élèvent jusqu'à l'âge adulte. Si nous ne suivions pas ceux-là aveuglément, comment pourrions-nous vivre assez vieux pour rejoindre les adultes ? Si nous ne faisions que ce que nous voulions, combien de temps vivrions-nous ? Instinctivement, nous interpretons ce qui est plaisant comme une récompense, et ce qui est déplaisant comme le signe que nous avons mal agi. C'est une des règles de base instinctives que nous subissons.
La confusion créée par le plaisir
Une jeune fille ou une adolsecente qui ressenti du plaisir pendant un abus sexuel de devrait pas, ne doit pas nier ce ressenti, ni s'en vouloir. Elle devrait jamais en vouloir à son corps. Son corps ne l'a pas trahie, non plus que son esprit. Elle a besoin de faire porter toute la responsabilité à l'auteur de ces actes, et non à son esprit ou à son corps. Cela est vrai même si elle a "consenti" et si elle a été demandeuse au moment où cela est arrivé. Si vous avez consenti et éprouvé du plaisir, il est plus que probable que l'on vous ait exploité, qu'on vous ait dominée, et que votre avancée dans la vie sexuelle ait été accélérée d'une façon inappropriée. Vous êtes toujours "innocent(e)". Il n'est nulle raison pour que votre corps soit puni. Faites porter la faute à celui ou celle qui l'a réellement commise.
Une femme qui aurait ressenti du plaisir pendant un abus sexuel peut avoir plus de mal à avoir une sexualité plaisante par la suite qu'une femme qui n'aurait ressenti que de la souffrance. Si douleur il y a eu, il n'y a eu que du mal. On sait que le sexe mutuellement consenti est sensé apporter du plaisir, et plus encore, faire que l'on se sent "différent". Si vous êtes dans la situation décrite précédemment, lorsque vous aurez recouvré la possibilité de faire confiance à quelqu'un et à devenir son intime, vous aurez du mal ç ouvrir la porte vers l'amour, et vous trouverez derrière cette porte un chemin long et difficile. Les adolescents et les femmes qui sont dans ce cas auront toujours besoin de réapprendre que le sexe peut faire du bien, ne pas approter de douleur. Cela peut prendre du temps et demander de la patience que de dépasser une réaction au contact sexuel qui a été conditionnée.
Aussi, si vous grandissez en pensant que des sensations et des sentiments liés à la sexualité sont inappropriés et mauvais, il peut être très difficile d'arriver à apprécier le sexe librement consenti, aussi bien en tant qu'adolescent qu'en tant qu'adulte. Parce que toutes ces sensations que l'on ressent lors d'un acte sexuel consenti peuvent vous rtapeller ce qui s'est passé auparavant, vous aurez peut-être envie de vous éloigner de ces souvenirs et de ce que vous serez en train de vivre. La sexualité mutuelle peut ne pas vous laisser une impression "différente" de la sexualité non consentie. A moins d'accepter que les sensations et les réactions sont normales dans les DEUX cas, vous risquez de vivre mal votre sexualité et vos réactions. Une femme qui aurait eu un orgasme au cours d'un abus sexuel doit être capable de de dire "honnètement" à elle-même que cet orgasme lui a apporté du plaisir, de la même façon qu'elle a des orgasmes lorsqu'elle se masturbe ou lors d'un acte sexuel avec son partenaire. In orgasme n'est pas bon ou mauvais, c'est seulement un orgasme. C'est la même chose pour la plaisir du sexe. Ce peut être un grand défi pour une femme que d'accepter le plaisir sexuel et l'orgasme si elle les associe avec un vécu négatif.
L'abus n'est pas le sexe.
On rapporte beaucoup de cas d' "abus sexuels" pour lesquels il n'existe pas reellement une part sexuelle, autre que le fait qu'ils ont eu fait réagir les organes sexuels d'une personne. Ces cas sont en réalité des situations d'abus emotionnels et/ou physiques, ou de terrorisme. Aujourd'hui, on définit communément le viol comme un acte de violence, pas un acte sexuel. Il n'y a pas de plaisir sexuel pour l'une ou l'autre des personnes qui le subissent ou le commettent, même s'il y a orgasme. Celui qui commet le viol cherche seulement à contrôler ou à dominer la personne qu'il attaque.La victime devient un objet en face d'une personne. Une adolescente ou préadolescente qui se réveille en pleine nuit dans la pénombre de sa chambre, avec la sensation qu'on cherche à faire pénétrer un pénis ou des doigts dans son vagin non existant n'aura pas là une expérience sexuelle, mais vivra un épisode de grande souffrance et de terreur, psychologiquement. C'est egalement vrai pour une pénétration orale ou anale dans la même situation. Une jeune fille qui serait terrifiée par son père ou celui qui l'a en charge sera terrorisée d'un contact physique quelconque avec cette personne. Les femmes qui ont vécu de telles situations peuvent ne pas comprendre comment le plaisir pourrait intervenir dans un "abus sexuel", et refuser sourdement cette possibilité. Pour certaines, l'abus peut commencer comme décrit précédement, mais doucement dériver vers une expérience de plaisir physique, comme l'esprit et le corps s'adaptent et cherchent à survivre, et éventuellement y parviennent. Les abus physiques et psychologiques peuvent être à tort rangés dans la catégorie des abus sexuels. L'abus sexuel, en le définissant sous la perspective sexuelle, doit être très rare. Certains opposeront peut être l'argument que s'il est véritablement "sexuel'" de nature, l'acte ne peut être un abus.
Examen de l'abus
Puisque que l'abus sexuel peut être, et est souvent, multidimensionnel, ceux qui ont vécu cela peut souhaiter en faire le tour sous différentes perspectives, plutôt que sous le seul aspect sexuel. Cela leut permettra peut-être à se sentir en accord avec ce qu'ils ont vécu. L'"abus sexuel" consiste d'abord en un abus emotionnel et physique, ensuite sexuel. Point capital pour déterminer s'il y a eu abus sexuel ou seulement abus émotionnel et physique. Une femme cherchera à décortiquer l'abus pour comprendre ses actions et réactions. Ses relations avec l'auteur de l'abus, (l'aimait-elle, en avait-elle peur?), ont certainement eut une influence sur la façon dont elle a réagi à ce moment là. Les situations qui ont présidé aux faits : se sentait-elle en sécurité ou vulnérable ? Savait-elle ) cet instant que ce qui se passait était considéré comme quelque chose de mal ou d'abusif ? A-t-elle été battue ou punie ? Avait-elle peur de ce qui pouvait arriver ? Le contact "sexuel" etait il approprié, etant donné son niveau de développement physique et affectif ? Les relations abusives ne sont pas souvent toutes noires ou toutes blanches, elles comportent d'autres subtilités de couleurs.
Si vous avez ressenti du plaisir et l'orgasme, il faudrait séparer cela d'autres formes d'abus. Les différentes formes peuvent avoir lieu en même temps, même si elles ne découlent pas forcément les unes des autres. Si vous avez réellement eu du plaisir, pensez que votre coprs a simplement agi de la façon dont il était supposé le faire, et que l'auteur de l'abus vous a probablement stimulé d'une façon appropriée, aussi contradictoire que cela paraisse. Cela ne veut pas dire qu'il avait raison d'agir ainsi. Ils ont pu vouloir vous mettre en porte-à-faux avec votre corps, vous tourmenter physiquement au lieu de simplement vous donner du plaisir. Il y a aussi une possibilité qu'il ait voulu que vous ayez du plaisir sexuel, sans chercher à faire du mal; tous ceux qui commettent ces abus ne sont pas méchants, pleins de haine ou monstrueux. Si vous avez souffert, alors il s'agissait probabalement d'un abus physique ou pshycologique. Rassembler tout cela sous le terme d'"abus sexuel" peut avoir un effet dévastateur sur votre sexualité plus tard dans la vie. Si ce n'était pas sexuel, il ne faut pas le nommer ainsi.
Les enfants et adolescents sexuels
Il existe un petit poucentage de femmes (le chiffre exact est impossible à déterminer car peu parmi elles iraient jusqu'à l'admettre publiquement, par peur d'être mises au ban de la société), qui, pendant l'enfance ou l'adolescence, ont volontairement eu des relations sexuelles avec des partenaires inapropriés. L'intimidation n'a pas été utilisée, non plus que la force. Ces femmes ne se sont pas senties victimes et n'en veulent à personne pour ce qui s'est passé, ou pour leur propre façon d'agir, même inappropriée. J'ai rencontré quelques femmes qui admettaient ces relations, et en parlaient. Parfois elles savaient que c'étaient des actes mauvais, illégaux, et considérés comme malvenus, mais pour d'autres, elles étaient trop jeunes à ce moment là pour connaitre les tenants et les aboutissants. D'autres ont apparemment consenti mutuellement à des relations sexuelles avec une personne inapropriée, une personne proche, pendant la puberté, et ont parfois poursuivi ces relations à l'âge adulte. Une femme a été à l'origine de relations sexuelles avec ses deux frères, alors qu'elle étaient une jeune adolescente. Quelques femmes ont fait allusion au fait qu'elles avaient eu de telles relations avec leurs pères, ou l'homme qui les avait en garde. Alors que socialement et légalement, nous mettons à l'index les expériences sexuelles des enfants, quelques cas individuels semblent témoigner du contraire. Quelquefois, c'est l'individu qui doit déterminer ce qui est bon pour lui, en gardant la possibilité de changer d'avis comment changent leurs perspectives avec le temps et l'expérience.
Même si elle ne sont pas nombreuses, et si ce n'est pas la majorité, quelques jeunes filles sont très curieuses de la sexualité, et explorent leurs sensations sexuelles avec qui le permettra. En se basant sur les témoignages de certaines femmes à propos de leurs explorations sexuelles enfantines, on peut se demander si elles n'étaient pas sous l'influence d'une hormone ouvrant à la sexualité plutôt qu'à de veritables signes de puberté. Elles savaient que c'etait mal, et leurs parents et entourage auraient été profondément choqués s'ils avaient su, mais elles avaient tout de même des expériences sexuelles avec ceux qui permetaient cela. Ce n'étaient pas nécéssairement des moments plaisants ni agréables même si leurs explorations continuaient ensuite. Beaucoup d'entre elles souhaitaient peut-être que l'on soit attentionné avec elle. Quelques unes y trouvaient un bénéfice. Je sais que la société dit le contraire, mais ces jeunes filles sont normales aussi, elles ne sont pas immorales, précocément sexuelles, ce ne sont pas des lolitas. Je ne dis pas que ces expériences sexuelles étaient une bonne chose, je dis simplement que ces femmes, lorsqu'elles regardent en arrière, les revoient comme quelque chose de positif.
L'interaction sexuelle entre les adultes et les enfants.
Le sexe est supposé apporter du plaisir, et peut être équitablement aprécié par les jeunes filles, les adolescentes et les adultes.Nous sommes des animaux très sociaux, et les enfants ont terriblement besoin d'affection, et parfois même de plaisir sexuel. Nos enfants sont aussi très curieux et capables d'aprécier des activités sexuelles avec leur pairs. Ils peuvent être, et parfois sont à l'origine de contacts sexuels avec les adultes. Ils ne "savent" pas forcément ce qu'ils font ni les possibles conséquences. Une femme a réconté comment son petit garçon de huit ans, qui dormait avec elle à cause d'une crise familiale, à commencé à se masturber en pressant son pénis sur son corps à elle; ce n'est pas cet acte qui l'a génée, mais le fait que cela éveille en elle du désir.
Un fermier a relaté la même chose avec sa petite fille de six ans. Les enfants peuvent imiter ce q'uils ont vu chez les adultes, en réalité ou à la télévision. Ils sont très curieux de tout ce qui les entoure, et aussi des corps de leurs parents. Des actes comme ceux ci ne veulent pas dire que les enfants veulent faire l'amour à leurs parents, donner du plaisir sexuel à un adulte, ni entamer des relations sexuelles matures avec les adultes. Les enfants sont generalement très tournés vers eux-mêmes, et ils rechignent à faire ce qui ne leur apportera rien. La sexualité enfantine est normale, mais pas l'abus sexuel.Parfois, les actes d'un adultes peuvent inconsciemment, sans s'en rendre compte, stimuler sexuellement un enfant, et éveiller ou augmenter leur intérêt pour la sexualité. Beaucoup des mouvements que font les parents lorsqu'ils transportent leurs enfants peuvent conduire l'enfant à avoir des sensations sexuelles et du plaisir. Souvent pendant l'allaitement, l'enfant comme la mère peuvent ressentir une montée du désir, sans qu'ils puissent le contrôler, même s'ils essaient de le faire. Il suffit de penser au nombre de fois où nous donnons le bain, examinons, et touchons la vulve d'une petite fille quand on lui change ses couches. Les parents rient souvent de voir l'éréction de leur enfant lorsqu'ils le changent, dites vous bien que cela peut arriver à votre petite fille aussi, car c'est le cas. Combien de parents font sauter leurs enfants sur leurs épaules ? Vous êtes vous déjà retourné pour voir comment les parents tiennent leur enfants contre leurs corps ? Je ne dis pas que ce que font les parents est mal ou inapproprié, mais seulement que nous avons été conditionnés par la société à ne pas voir tout ce que cela implique. Etant donné que nos enfants sont réputés immunisés contre la sexualité, nous sommes sensés pouvoir leur faire n'importe quoi sans eveiller leur sexualité. C'est en contradiction avec ce qui a été écrit plus haut, mais en fait, la société est bourrée de contradictions. La société nous protège de nous-mêmes, aux frais de nos enfants. La société a beau l'ignorer, ou le refuser, nous vivons tous en interaction, au niveau sexuel, avec nos enfants, et avec les enfants des autres.
Création d'une victime
Nous faisons de nos enfants des victimes potentielles. Nous leur rendons presque impossible une expérimentation et un développement sexuels normaux, et le résultat en est qu'ils n'ont pas les moyens de se protéger d'un abus. Nos enfants risquent beaucoup plus d'avoir une expérience sexuelle enfantine négative que positive. Certains asurent que c'est parce que la sexualité est un mal inné, plutôt que d'en attribuer la faute à celle qui la mérite, la société. Il y a du sexe partout autour de nous, on ne peut pas la cacher aux enfants. Si vous désirez protéger votre enfant d'un abus sexuel, donner lui une éducation sexuelle positive. Ne cherchez pas à les soustraire à la sexualité, c'est ce qui en fait des victimes toutes désignées. Si vous voulez que votre enfant sache reconnaitre le bien du mal, alors, apprenez le lui. Si vous ne voulez pas qu'il souffre par la sexualité, ne le laissez pas cacher la sienne dans les cabinets. L'ignorance n'est pas le bonheur, c'est ce qui victimise.
Qu'est-ce qui constitue un abus sexuel ?
Cela dépend de plusieurs facteurs : les individus, leur sexe, leur famille, leur communauté, la société dans laquelle ils vivent, leur vécu religieux, culturel et ethnique, et les différents niveaux de gouvernements. La soiciété Américaine dit en gros à la base, que tout ce qui est sexuel et implique un enfant est de toute façon abusif et donc illégal. d'autres éléments qui influent sur la vie d'une personne particulière peuvent apporter une contradiction à cette idée. Souvent, le c'est contexte dans lequel l'événement se passe, mis en opposition aux faits eux-mêmes, qui fait qu'il y a abus. Si vous êtes habitué(e) à être nu(e) devant vos parents et d'autres personnes, vous ne vous sentirez probablement pas abusé(e) si ces personnes entrent dans la salle bains pendant que vous êtes dans la baignoire, mais for trouverez sûrement cela étrange qu'ils regardent votre appareil génital avec insistance. S'il vous est agréable d'être nu(e), vous ne penserez probablement pas à mal, si vous voyez vos parents prendre une photo de vous en train de jouer à l'extérieur, alors que jutement, vous êtes nu(e) à ce moment là, mais le système légal américain dit maintenant qu'il s'agit d'un abus, ce qui ne sera pas forcément de l'avis de tout le monde. Dans la société Européenne, il apparait socialement acceptable que les parents et les enfants parlent ouvertement de sexe, et de leu sexualité. Ce qui choque beaucoup d'Américains. Beaucoup de religions voient le sexe comme quelque chose d'indésirable, quelle qu'en soit la forme, et n'acceptent de cela que l'aspect reproductif. Apparemment, même si on n'en parle plus ouvertement, beaucoup de cultures ont entériné la pratique qui consiste à caresser les parties génitales d'un bébé ou d'un jeune enfant pour les endormir ou les reconforter. D'autres sociétés considèrent la masturbation et l'exploration sexueelle de l'enfant comme normale et souhaitable, et sont génées quand elles n'ont pas lieu. Dans la société Americaine, il appert que des communautés acceptent l'inceste, mais sans jamais en parler vraiment, et sans l'admettre. Une femme m'a dit que l'inceste père-fille était monnaie courante dans sa communauté, même si elle n'avait pas vécu cela elle-même, et à la lumière des conversations qu'elle avait eues avec celles qui l'avaient vécu, elle pensait que tout cela était en majorité librement consenti mutuellement. Quelquefois, c'est de l'abus socialisé, et non positivement un développement sexuel de l'individu. Parce que nous essayons souvent de privilégier ce dernbier concept, il est difficile de juger ce qui constitue "toujours" un abus sexuel. on peut ainsi se retrouver pris entre deux feux, entre ces points de vues.
De quelle manière a-ton abusé des femmes ?
Les abus sexuels sont-ils communs ? Ceryains ont calculé que plus de 60 pour cent des femmes ont été abusées, à un moment ou à un autre de leur vie. Cela voudrait dire qu'une majorité de femme, six sur dix, ont vécu une forme d'abus sexuel. Le chiffre est-il si élevé ? Je m'aventurerai à dire non. Je pense que les gens qui sont jugent anormale toute expérience sexuelle d'un enfant ont tendance à augmenter ces chiffres. Ils ajoutent les cas anormaux à ceux qui sont normaux. Ils utilisent aussi des formules mathématiques pour exposer des chiffres surestimés qui vont dans le sens de leurs opinions. Puisque les chiffres ne les satisfont pas, ils font ce qu'il faut pour qu'ils soient à la hauteur. Il disent que les femmes ne souhaitent pas ou ne peuvent pas avouer un abus sexuel, alors, ils parlent pour elles. Je trouve qu'il y a un problème dans cette façon de voir, cela ne permet pas aux femmes de penser et parler par elles-mêmes. Il en est qui se plaignent de la sous estimation intentionnelle, par les sexologues, de l'incidence de l'abus sexuel, et qui sont en realité les avocats de la pédophilie, simplement parce qu'on peut considérer comme bienvenue et normale une activité sexuelle mutuellement consentie. Des points de vue qui s'opposent, et qui créent de grandes divergences dans l'opinion. Et qui, encore une fois, positionnent les femmes au milieu du conflit.
Apres avoir exposé ce qui précéde, il n'y a pas de doute que les abus physiques, psychologiques et sexuels sont chose commune, bien trop commune. Je ne pense pas que soit disponible un chiffre proche de la réalité, concernant le nombre d'abus. C'est parce que tout chiffre s'applique à un petit nombre d'indidus, en ignorant tous les facteurs énumérés plus haut, et qui permettent de déterminer ce qui constitue un abus sexuel. Ces abus sont plus fréquents dans certaines tranches de la société que dans d'autres, justement parce que la façon dont les gens considère ce qui est approprié ou non varie d'une façon significative. De plus, nous essayons souvent d'appliquer une règle pour tous, comme dans le cadre de la loi. Cela, en soi, doit influer sur le manque d'information et de mise en évidence que nous rencontrons, en ce qui concerne les expériences sexuelles et abus des enfants. Cela aussi peut venir de ce que l'on taxe d'anormal un comportement sexuel normal. Si une femme ne pense pas qu'elle a été abusée sexuellement, elle ne se plaindra pas de cela, même si d'autres pensent qu'elles a bien été abusée. Cela ne fait pas d'elle une mauvaise personne, et ne la condamne pas. Il faut que nous fassions attention à ne pas créer de victimes lorsque les personnes concernées ne le souhaitent pas, et à ne pas ignorer celles qui le sont.
L'inceste
Le tabou de l'incest est connu pour être le seul tabou adopté par la mjorité des cultures du monde entier. Il es considéré comme l'unique "tabou universel". En réalité, ce tabou concerne les mariages incestueux, la reprocudtion, et non les contacts sexuels. C'est parce que plusieurs générations de reproduction incestueuses créent un plus grand risque de defauts génétiques de naissance. Qu'une société encourage ou tolère la reproduction incestueuse est une mauvaise chose, qui n'est donc pas permise. Quelles que soient nos craintes, les enfants nés de rapports père-fille ou de frêres à soeurs auront toutes les chances d'être normaux, si cela arrive très rarement dans l'historique génétique d'une famille. Le seul concept universel qui s 'applique à l'inceste est qu'il est très fréquent, dans l'univers. Nous avons seulement été conditionnés pour ne pas le remarquer, et donc, nous ne nous en rendons pas compte.
L'aversion naturelle bien connue que nous avons pour l'inceste est le résultat du conditonnement sexuel, et non de l'instint. La preuve en est le nombre d'enfants de mêmes parents qui ont des activités sexuelles dès l'enfance ou l'adolescence. Je me souviens très bien avoir vu de tels enfants avoir des relations sexuelles entre eux. Je sais, il n'etait pas question de pénétration pénis-vagin, donc il serait faux de dire qu'il s'agissait réellement de relations sexuelles. Cependant, c'était bien de sexualité qu'il s'agissait. Nous avons juste choisi de ne pas le voir de cette façon, alors, nous n'avons pas l'impression d'avoir transgressé le grand tabou, pour rester sous l'égide d'une société "sexuellement correcte". Nous voulons rester dans la normalité. Je ne dis pas que la faute en est aux individus, mais nier cela ne changera pas la réalité.
L'idéal sociétal est qu'un homme puisse trouver toute femme désirable à part sa mère, ses soeurs et ses filles, et qu'une femme puisse trouver tout homme désirable à part son père, ses frêres et ses fils. Est-ce réaliste ? Si vous n'êtes pas au courant qu'une personne est votre parent direct, la trouverez-vous immédiatement inadequate, sexuellement ? Je pense qu'il n'en serait rien. J'imagine qu'il y a eu dans l'histoire beaucoup de cas de personnes qui ont vécu des relations sexuelles avec des partenaires du même sang, sans le savoir. Le grand nombre d'incestes et d'abus sociaux qui se font dans notre système légal tendrait aussi à mettre en avant l'idée que les memebres d'une même famille puissent de désirer. Encore une situation qui ne conforme pas à ce que la société veut croire.Les dynamiques sexuelles d'une famille.
Si vous mettez deux personnes en présence l'une de l'autre, il y aura une dynamique sexuelle à leur relation, peu importe leur âge et leur sexe. La duynamique des jeunes enfants est qu'ils sont mutuellement curieux de tout, ce qui inclut tout ce qui est de nature sexuelle. Ajoutez la puberté à l'équation, et une attirance sexuelle, et vous verrez que cela pourra entraîner l'une des personnes à outrepasser l'ordre moral de la société. Peut-on vraiment attendre de deux personnes qui ressentent une forte pulsion sexuelle mutuelle, qui passent beaucoup de temps ensemble, qu'elles ne puissent pas parfois agir instinctivement plutôt que rationnellement, suivant leur urgence biologique, pour ne pas dire leur intense curiosité ? Il en résulte que l'inceste entre fêres et soeurs, entre soeurs, et entre pères et filles est probablement beaucoup plus commun que ce que nous voudrions bien admettre. Le nombre de femmes qui ont eu des contacts sexuels avec une personne très proche dans la famille est certainement plus grand que les cinq pour cent officiels( frêres, 4 pour cent, soeurs, 0,7 pour cent et pères 0,5 pour cent) parce qu'en tant qu'adultes, nous ne voyons pas souvent nos actions passées comme liées à la sexualité; comme dictées et souhaitées par la société.
Socialement, nous ne prenons pas conscience des dynamiques sexuelles qui existent au coeur d'une famille, et donc nous les ignorons. La société dit que les enfants sont asexués, qu'une mère est maternelle, et qu'un père doté d'une sexualité n'est pas vraiment dans le contexte familal. Un père "ne fait pas l'amour"avec sa femme, la mère de ses enfants, ou avec quelque personne que ce soit dans la famille. Nous igorons la dynamique sexuelle entre un père et une fille, et entre frêres et soeurs. Il y a aussi une dynamique sexuelle entre une jeune fille et les membres féminins de sa famille. Ignorez ces dynamiques n'entrâine pas le fait qu'elles disparaissent, ou qu'elles n'existent pas, et quoiqu'il en soit, cela les fera peut-être se manifester de façons indésirables, voire dans une forme d'abus, pas nécéssairement sexuel.
Pères et filles
Si un père est "parfait" pendant l'enfance d'une jeune fille, quelle sera la personne par qui elle sera probablement attirée lorsque ses pulsions sexuelles commenceront à se développer à la puberté ? Quelle est la personne qui sera la mieux à même de remplir tous ses besoins emotionnels et physiques ? Y a-t-il quelque part un autre homme qu'elle connaisse mieux et en qui elle ait plus confiance ? Si l'on se base sur son point de vue, qui serait le père idéal pour ses propres enfants ? Beaucoup objecteront qu'il y a là des raisonnements faux et inapropriés, mais alors, pourquoi tant de femmes rencontrent et épousent de images-miroirs de leurs pères ? A l'évidence, parce que leur père a comblé tous leurs besoins, sauf un : le désir sexuel. Elles vont alors à la recherche d'un père sexuel. Une idée controversée, peut-être ? Le "schéma du père" n'a pas besoin d'être le père biologique, ce peut être un beau père, un homme qui prend soin d'elle, ou un frêre plus agé.
Nous sopmmes nombreux à avoir été témoins de relations physiques très proches entre pères et filles. Ce que nous considérons comme si charmant dans la conduite d'une petite fille s'appelle séduction chez la femme adulte. Une jeune fille apprend vite que si elle git de cette façon charmante, son père fera ce qu'elle voudra. C'est pourquoi on dit souvent " elle mène son père par le bout du nez". Nous ne parlons ici que de la dynamique sexuelle de ce type de relations. Quand vient la puberté, que les seins commencent à se développer, et que des sentations neuves et inconnues viennent se faire sentir, une jeune fille pourra expérimenter ces nouvelles emotions et ces sensations avec son père ou schéma de père, qui pourra ou non s'en rendre compte, ou être un participant volontaire. Ces nouveaux événements peuvent aussi éloigner un père et une fille s'ils ne peuvent les reconnaitre, ou agir en conséquence. Beaucoup de pères ne peuvent ignorer davantage la sexualité de leur fille quand leur poitrine augmente en taille jusqu'à devenir celle d'une femme, avec une existence sexuelle, pas une jeune fille asexuée, ce qui les élcarte de leur fille. La jeune femme elle-même peut, d'une façon icompréhensible pour elle, se sentir mal à l'aise en ce qui concerne ses propres sentiments vis à vis de ce nouveau regard, de ce nouvel intérêt du père. La tension sexuelle peut devenir si intense qu'ils ne puissent supporter leurs présences réciproques, ou que cela s'exprime sous la forme d'autres émotions comme la colère et la jalousie. Cette dynamqieu sexuelle peut aussi exister entre frêres et soeurs. Pour une lesbienne, la dynamique sexuelle familiale peut être encore plus difficile à rationaliser et à comprendre, étant donné qu'elle n'entre pas dans le schéma sexuel male-femelle. Même en absence de sexualité physique, il peut y avoir relation incestueuse.
L'inceste mutuellement bénéfique ?
La question se pose de savoir si un inceste mutuellement bénfique peut exister. J'en viens à penser au oui. Je ne sais pas si c'est chose fréquente, mais cela arrive. Même si c'est très rarement. Je penche pour l'idée que l'inceste frêre-soeur a plus de chance d'être de cette nature, puisqu'ils sont plus proches en âge, et font partie du même groupe social. Leur développement sexuel est souvent à peu près le même. Ils auront certainement tous deux un moindre contrôle de leurs nouvelles émotions et pulsions, et ils agiront impulsivement. Ils seront probabalement plus enclins à developper des relations sexuelles désirée et bénéfiques avec d'autres pertenaires à un moment ou un autre. L'incest père-fille risque d'être moins librement et mutuellement consenti et bénéfique, à cause des différences en matière d'autorité, d'âge, et de groupe social. Le père cherche souvent à contrôler sa fille dans de telles situations, la déisrant seulement pour lui même, alors qu'elle a réellement besoin d'aller chercher d'autres partenaires sexuels d'une façon ou d'une autre. Une juen fille pourra assumer le rôle de sa mère et devenir la femme de sa mère, ce n'est pas là une dynamique enviable, car elle a besoin de se forger une identité propre. Même si l'inceste père fille peut commencer d'une façon consentie, cela, souvent, ne se termine pas de la même façon. Certains incestes entre soeurs ou entre mère et fille arrive aussi, mais parce qu'il n'y a pas introduction d'un pénis, cela n'est en général pas reconnu comme un acte sexuel. L'inceste mutuellement consenti apparait comme l'un des concepts que la société refuse de reconnaitre, et qui donc, ne peut exister même si pourtant les faits existent.
L'inceste n'est pas une forme d'abus, même si c'est ainsi que nous le définissons communément et légalement. Cela ne veut pas dire qu'une relation incestueuse ne peut être abusive. Dans mon dictionnaire Webster's NewWorld, l'incest est défini comme " relation sexuelle entre deux personnes dont les relations familales sont trop proches pour qu'elles puissent se marier."Il n'y a pas de mention d'abus, ou que ce soit une chose condamnable, même si nous pourrions considérer que ce l'est, s'il est illégal qu'il se marient. Bien sûr, cette definition dit aussi que s'il n'y a pas pénétration d'un pénis dans le vagin, ce n'est pas un inceste. Cette définition implique un consentement mutuel, et c'est pourquoi cela ne constitue pas un abus sexuel.
La société victimise-t-elle ?
C'est, en ce qui concerne de l'abus sexuel dans la société americaine. ce qui pourraient être le mieux décrit par l'expression "energie extrèmement négative". Quand on parle d'un abus sexuel, nous avons imédiatement une image mentale de ce que cela représente, et de ce qui est arrivé à la victime. Nous "savons" ce qu'elle doit ressentir et combien elle doit se sentir "détruite". Nous forcçons toute chose à venir à la rencontre de ce que nous imaginons, au lieu d'étudier la dynamique de chaque cas individuellement. La façon dont nous voyons l'abus sexuel peut amener à punir aussi bien l'auteur que la victime, car nous attendons que les deux antagonistes entrent dans un cadre rigide. Nous consacrons tant d'energie négative à cette conviction, que souvent, c'est la victime, si elle se definit en tant que telle, et certanes ne supportent pas d'être taxées de cela, qui est punie en plus de l'auteur. Il en resulte qu'une jeune fille ou une femme peut être peu disposée, voire tout a fait effrayée de reconnaitre un abus sexuel.
Une jeune fille apprendra souvent dès son jeune âge ce qui se passe lorsqu'on fait état d'un abus sexuel, et malgré nos meilleures intentions, pourra decider qu'il vaut mieux ne rien dire. Elle pourra, tout en souhaitant que l'abus cesse, préferer ne pas ajouter à l'agitation dans sa vie, et ne pas se séparer de celui qui l'abuse. Il faut se souvenir qu'elle peut l'aimer et le haïr en même temps. Ce qu'elle attend de la vie ne se trouve peut être pas dans la société. Les médias, et donc le public, arrète et condamne un auteur d'abus immédiatement, sans un regard pour la victime. Nous disons que nous agissons dans so interêt, en croyant qu'elle est incapable de savoir ce qui est le mieux pour elle. Agissons nous dans son intérêt ou dans le nôtre ? Ne serions nous pas en train de renoncer à nos propres sentiments profonds et réels ? Pourquoi une telle hostilité de masse ?
Nous devons être attentifs à ne pas faire régner nos points de vue en ce qui concerne un action appropriée sur la victime. En tant que société, nous n'avons pas réussi à lidentifier et à mettre au jour les abus sexuels dans le passé, et nous n'avons donc pas protégé nos enfants. Peut-être qu'en culpabilisant, nous en venons à réagir trop fort, ou d'une mauvaise manière aujourd'hui. Nos propres émotions nous apparaissent plus importantes que celles des victimes. A cause de cela, il ya des enfants et des femmes adultes qui ne veulent pas aborer le titre de "victime" ou de "survivants" , parce qu'ils veulent désespérément, avant tout, être "normaux". Il ne veulent pas se retrouver dans l'oeil du cyclône de tant d'énergie négative. Ils ne souhaitent pas que la société leur dicte ce qu'ils doivent faire ou penser. La société force même des jeunes filles qui ont eu des relations sexuelles mutuellement consenties avec un partenaire inaproprié, et parfois même approprié, à être des victimes. Nous disons qu'elles le sont, alors, elle se dit qu'elle devrait jouer ce rôle, pour être normale aux yeux de la société. La société peut victimiser une personne beaucoup plus sévèrement que pourrait le faire un individu, parce que si nous pouvons nous isoler d'un individu, nous ne pouvons pas fuir la société.
Guérir avec les fantasmes et les jeux de rôles.
L'écrivain Pat Califia explore les multiples dimensions de l'abus sexuel et leur guérison. Ses ecrits et romans, sur le thème SM lesbien, exposent la multitude de sentiments qu'une femme peut ressentir pendant et après ces expériences. A travers des jeu de rôles, ses personnages arrivent à explorer et prendre connaissance de leurs sentiments et sensation sur le champ. Jouer le rôle d'une femme qui recherche et obtient le plaisir sexuel peut guérir certaines personnes. L'auteur explore également les dynamiques familiales. Ces ecrits ne sont peut être pas pour tout le monde, mais peuvent aider certaines personnes, même celles qui ne sont pas SM ni lesbiennes.